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SITUATION GEOGRAPHIQUE
La république de Côte d’Ivoire est située en Afrique de l’Ouest au sud du Sahara. Elle a pour capitale politique Yamoussoukro, Abidjan est sa capitale économique. S’étendant sur une superficie de 322 462km2, la Côte d’Ivoire fait frontière au nord avec le Mali et le Burkina Faso a l’ouest la Guinée et le Liberia, à l’est avec le Ghana et au sud avec l’Océan Atlantique.
HISTOIRE
Au 13ème siècle des marins Dieppois sont signalé au large des côtes de l’actuelle Cote d’Ivoire.
Mais c’est au 15ème siècle que les navigateurs portugais débarquèrent sur les terres situées aux embouchures des fleuves et des cours d’eaux côtiers (San Pedro, Sassandra, Fresco …). Les marchands portugais, anglais, espagnols, et hollandais se succédèrent sur les territoires de ce qui deviendra tour a tour la côte des mâles gens, la côte des morfils la côte des malaguettes la côte des dents et la Côte d’Ivoire.
A partir de 1830, les français s’installèrent sur toute la côte et créent le 10 mars 1893 la colonie autonome de Côte d’Ivoire avec Grand Bassam comme première capitale.
Suite à des épidémies de cholera, de fièvre jaune, de paludisme, les colons délaissent Grand Bassam pour la ville de Bingerville, qui deviendra la deuxième capitale. La présence du wharf à Port Bouet , l’emplacement idéal du site du Plateau , la percée du Canal de Vridi et la construction du port, font d’Abidjan la troisième capitale de la Côte d’Ivoire.
Elle demeurera la capitale politique et économique jusqu'à son indépendance.
Le 07aout 1960, proclamation de l’indépendance de la Cote d’Ivoire par son S.E.M FELIX HOUPHOUET BOIGNY, son premier Président.
Depuis 1983, la ville de Yamoussoukro est la nouvelle Capitale du pays, toutefois Abidjan conserve son titre de Capitale économique.
CLIMAT, RELIEF, VEGETATIONS
La Côte d’Ivoire  connait des climats chauds qui font la transition entre les climats équatoriaux et les climats tropicaux secs. Les températures moyennes sont très uniformes d’une région à une autre, elle varie entre 21 et 35°.
Il y a deux saisons des pluies une grande de Mai a Juillet, une petite d’Octobre a Novembre. La grande saison sèche débute en Décembre et s’achève en fin Mai.
Le relief est peu accidenté sauf dans l’Ouest semi-montagneux où le plus haut sommet, le Mont Nimba culmine à 1753 mètres.
Deux grands types de paysage se partagent le territoire ivoirien, un paysage forestier au sud et un paysage de savane au nord.
Plus de 2500 essences végétales ont été inventorié. On peut citer entre autre : l’acajou, l’iroko le bété, le sipo, le niangon, le makoré…
LA FAUNE
La faune est riche et variée. Quelques 600 espèces d’oiseaux (messagers serpentaires, rolliers, aigles pêcheurs, toucans, touracos, ibis…), plus d’une centaine de mammifères, des milliers d’insectes différents, se partagent les diverses régions du pays. On compte des éléphants, des rhinocéroces, des buffles, des hippopotames, des bubales, des cobes de bluffons, des lions des panthères des hyènes des phacochères, des chimpanzés des crocodiles…
Les eaux ivoiriennes, lagunaires, marines et continentales regorgent de nombreuses espèces de poissons et de crustacés très prisées par les populations, (tilapia,  capitaines,  thons ombrines) et par les sportifs (espadons coryphènes, barracudas….).
L’HYDROGRAPHIE
Le réseau hydrauliques est dominé par quatre (04) fleuves : le Cavally (600km), le Sassandra (650km), le Bandama (950km), le Comoé (900km) qui traversent le pays du Nord au Sud. A ces cours d’eaux il faut ajouter 3000 ha de plan d’eaux lagunaire, le plus vaste en Afrique d’un seul tenant.
POPULATIONS ET LANGUES
La population estimée, à environ 20 millions d’habitants (dont 26% d’étrangers) est composée de quatre grands groupes (les Akans au sud-est, les Krou au sud-ouest, les Mandés au nord-ouest et les Voltaïques au nord-est) qui rassemblent plus d’une soixantaine d’ethnies.
A ces différents groupes, il faut ajouter une importante communauté étrangère ( 26% de la population) qui bénéficie de l’hospitalité ivoirienne.
Langue officielle est le français mais il existe presque autant de langues que d’ethnies.
- Abidjan (capitale économique, (+ de 5 millions d’hbts), Yamoussoukro (capitale politique du pays 110 000 hbts), San-Pédro, Bouaké, Daloa, Korhogo, Bondoukou, Gagnoa…
FLEUVE
Le réseau hydraulique est dominé par quatre grands fleuves : le Cavally, le Sassandra, le Bandama et le Comoé qui traversent le pays du Nord au Sud.
RELIGION
- Christianisme : 35%
- Islam : 30%
- Animisme : 30%
ECONOMIE
L’économie ivoirienne s’est appuyée pendant longtemps sur deux options fondamentales : le libéralisme et l’ouverture vers l’extérieure. Cela a conduit pendant près de deux décennies à ce que l’on a appelé le « miracle ivoirien » caractérisé par une croissance économique immédiate.
Aujourd’hui malgré la crise financière internationale et les soubresauts politiques, l’économie ivoirienne reste forte et repose essentiellement sur l’agriculture.
Longtemps reposée sur le binôme café-cacao dont les prix sur le marché sont malheureusement sujets à des fluctuations préjudiciable pour l’économie de la Côte d’Ivoire, l’agriculture se diversifie de plus en plus. En effet on assiste à l’émergence d’autres cultures de rentes : coton, hévéa, banane et autres fruits exotiques pour pallier ce handicap.
Quant aux autres secteurs de l’économie, ils sont aussi en expansion malgré les crises politico-militaires que traverse le pays depuis 2000.
L’agriculture est un secteur clef de l’économie ivoirienne. Elle occupe 60% de la population et représente 34 % du PIB et les 2/3 des ressources d’exportations.
- Cacao : 1er producteur et exportateur mondiale, avec plus de 1 400 000 tonnes par an.
- Café : 6ème producteur mondial avec plus de 1 million de ha de plantation
- Latex : plus de 150 000 tonnes par an.
- Pêche : 1er exportateur africain et 2ème mondiale de conserves de thon (50 000 tonnes).
A ces cultures d’exportation, l’agriculture vivrière permet d’atteindre l’autosuffisance alimentaire dans les domaines de l’igname, du manioc, de la banane plantain et des cultures fruitières de manière générale.
L’industrie représente 20% du PIB et occupe 13% de la population. C’est un secteur qui représente 22 % des investissements net, 33% du chiffre d’affaires et 24% de la valeur ajoutée du secteur secondaire.
L’agro-alimentaire est une branche où les perspectives d’avenir correspondent à un développement concerté avec l’agriculture. En effet 37 % du cacao et 10 % du café subissent au moins une première transformation sur place.
Il y a également des perspectives dans la fabrication des jus, du conditionnement des fruits en boite ou encore de la transformation des fruits en confiture.
Quant à l’industrie pétrolière, chimique et para chimique, elle représente 20 % de l’investissement, 58% du chiffre d’affaires et 20% de la valeur ajoutée. Hormis l’Afrique du Sud, la Société Ivoirienne de Raffinage (SIR) est considérée comme la raffinerie la plus performante du continent africain.
Le secteur textile reste très dynamique aussi avec 15, 6 % des investissements net, 13 % du chiffre d’affaires et 24% de la valeur ajoutée de l’industrie ivoirienne.
La Côte d’Ivoire a atteint son autosuffisance en matière de sa consommation en matière de pétrole. Avec le gaz naturel, la production augmente régulièrement et elle tend vers la satisfaction des besoins de consommation de la population et de la production électrique.
Pour ce qui est de l’électricité, la Côte d’Ivoire est entièrement autonome et exporte même ce précieux produit vers le Ghana, le Togo, le Benin, le Mali et le Burkina Faso. Par ailleurs, le sous –sol ivoirien reste très riche en gisements de pétrole offshore, de gaz naturel, de l’or, de diamant, de cobalt, de la bauxite, du fer, du manganèse, de l’uranium, du sable de verrerie, et des pierres ornementales.
La Côte d’Ivoire est une plate forme financière concurrentielle qui anime toute l’Afrique de l’Ouest à travers les dizaines de banques, les établissements financiers et les compagnies d’assurances qui opèrent dans le pays.
Leader incontesté de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), le système bancaire ivoirien porte plus de la moitié des crédits distribués à l’économie au sein de cette entité.
Fief de plusieurs grandes institutions bancaires de l’Union, la Côte d’Ivoire a également ouvert depuis 1998 la Bourse Régionale de Valeur Mobilière (BRVM) qui est la première expérience au niveau des bourses transnationales.
La Côte d’Ivoire s’est doté d’importantes infrastructures économiques qui lui ont permis de jouer son rôle de leader dans la sous-région et de consolider sa position de pays émergeant.
Elle dispose en effet du réseau routier le plus dense de l’Afrique de l’Ouest avec 85 000 km de routes dont 6500 km de bitumée et 150 km d’autoroute dont il est prévu l’extension en direction du Nord et de l’Est. Ce réseau routier est complété par une voie ferrée longue de 1260 km et relie le pays au Burkina Faso.
La construction de deux ports internationaux sur la façade maritime a favorisé le développement du transport maritime en Côte d’Ivoire et la croissance économique du pays. Ces deux (02) ports servent de zone de transit et de transbordement privilégié dans des pays de l’Inter land (Burkina Faso, Mali, Niger).
Le port autonome d’Abidjan, véritable poumon économique de la Côte d’Ivoire reste le 2ème en Afrique subsaharienne après celui de Durban en Afrique du Sud et dispose d’infrastructures de pointe.
Quant au port autonome de San Pedro, il reste spécialisé dans l’exploitation des produits agricole : café, cacao, bois.
Plaque tournante du trafic aérien ouest-africain, la Côte d’Ivoire dispose de trois (03) aéroports internationaux situés à Abidjan, Yamoussoukro et Bouaké qui peuvent accueillir de gros porteurs, 14 aéroports régionaux dont les principaux sont ceux de San Pedro , Daloa ainsi que quelques aérodromes desservant l’intérieur du pays.
L’aéroport International d’Abidjan, entièrement rénové est le hub de l’Afrique de l’Ouest.
Les télécommunications
Les télécommunications couvrent en Côte d’Ivoire les domaines de la téléphonie mobile et l’Internet. Prolongement à l’échelon national de l’industrie mondiale des télécommunications, elles sont caractérisées par d’importantes innovations technologiques et nonobstant la crise, un marché local en pleine expansion. La téléphonie cellulaire dépasse en effet régulièrement toutes les prévisions de développement des cinq (05) operateurs (MTN, ORANGE, KOZ, GREEN, MOOV)  qui sont présents en Côte d’Ivoire.
Les ivoiriens sont devenus des férus de l’internet. Ce mode de communication a connu une fulgurante ascension avec la multiplication des cybers café et des abonnements privés.
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