REGION DU ZANZAN

 

La Région du Zanzan

La Région du Zanzan
Situation, climats, végétations, populations
La Région du Zanzan est située au Nord-Est de la Côte d’Ivoire. Elle comprend trois (3) départements (Bondoukou, Bouna et Tanda) et onze (11) communes (Téhini, Bondoukou, Sandégué, Bouna, Nassian, Tanda, Koun-Fao, Assuéfry, Kouassi-Datékro, Transua et Doropo). La région couvre une superficie de 38 131 km². Sa capitale régionale est Bondoukou.
Elle bénéficie de deux (2) types de climats : le climat sub-équatorial de transition à quatre (4) saisons et d’un climat tropical soudanais à deux (2) saisons (une petite saison de pluies et une longue saison sèche).
Le relief, monotone, est à dominance de plateaux (600 m d’altitude en moyenne) avec des élévations au niveau de Bondoukou (Bowé de Kiendi, le Mont Botourou, le Mont Téhini).
La Région du Zanzan est à cheval sur la forêt (dans sa partie Sud) et la savane (dans sa partie Nord). Les sols ferralitiques et ferrigineux sont propices à la culture de l’anacarde, de café et de cacao.
L’hydrographie est dominée par le bassin versant du fleuve Comoé du côté Est avec ses affluents tels que le Baya, le Congo et le Dioré ; et du côté Ouest par la Volta Noire avec des versants tels que le Kohodio, le Binéda, Kolodio et Koulda.

La région présente des atouts favorables à l’agriculture (cultures vivrières et pérennes).

La région du Zanzan compte environ 949 193 habitants (estimation 2008). Les peuples autochtones sont les Abron, les Koulango et les Lobi (Bouna). On y trouve également des ressortissants d’autres régions de la Côte d’Ivoire et de pays de l’Afrique de l’Ouest. La population est essentiellement jeune et rurale.

A l’instar de toutes les régions de Côte d’Ivoire, la Région du Zanzan offre à ses visiteurs un riche patrimoine culturel qui pourrait faire l’objet d’attrait touristique (pagnes tissés, sculpture sur bois, etc.). Il est composé de chants, de jeux et sports traditionnels, de fêtes populaires, de plats typiques et danses qui constituent des éléments caractéristiques des pays Abron, les Koulango et les Lobi.
Les principaux Ă©vènements culturels de la rĂ©gion sont :

-  La danse Kroubi (elle se déroule  le 27e jour de la fin du carême musulman à Bondoukou)

- La danse des dedou (bal masqué)

- Le Biwalogo : tam – tam parleur Ă  WolĂ©keĂŻ

- La danse des féticheurs de Yélimana (au  mois de juillet)

- Le Naya de TorosangueĂŻ

- La danse tambourinée de Kékéréni et de Wélékeï

- Le fouégo de Kanguélé

- Le Sessego de Sanguéhi

- Le Kienve de Sorobango

- La fête des ignames de Guiendé (1ère semaine du mois de septembre)

- La fête du maïs à Yésimala (au mois de  juillet) 

-Le Bir : danse de rĂ©jouissance organisĂ©e après les rĂ©coltes Ă  Bouna ville

- Le Dos : danse Ligbi au quartier Ligbisso/ Bouna commune

- Le Bingbo : tam – tam parleur chez le roi des koulango Ă  Bouna

- Le Tonti : danse guerrière koulango Ă  yalo Ă  30 Km de Bouna

Tourisme & Artisanat

  • Bondoukou

La ville aux 32 mosquĂ©es oĂą cohabitent musulmans et chrĂ©tiens oĂą cohabitent musulmans et chrĂ©tiens issues d’une mosaĂŻque de groupes ethniques : Koulango, Dioula, Abron, Lobi et des Ă©trangers (BurkinabĂ©s, Maliens, NigĂ©rians, GhanĂ©ens) a Ă©tĂ©, est, et restera toujours la ville aux mille merveilles qui Ă©patĂ© le visiteur qui arrive pour la première fois dans cette citĂ©.

Les sites touristiques de la ville de Bondoukou

- La première case de Bondoukou, où a logé le premier habitant de Bondoukou

-  La case de BINGER : (l’explorateur Français Louis Gustave BINGER partit d’Assinie arriva le 4 DĂ©cembre 1888 Ă  Bondoukou. Il a Ă©tĂ© hĂ©bergĂ© dans une case  par Moustapha OUATTARA un riche colporteur et propriĂ©taire de beaucoup d’esclaves. Cette case qui fut rĂ©servĂ©e Ă  BINGER pour logement   existe encore.

- La case de SAMORY : en 1889, le conquĂ©rant Almamy Samory TourĂ© de passage Ă  Bondoukou, a tĂ©tĂ© accueilli par l’Iman Bourahima TimitĂ© et hĂ©bergĂ© dans une case. Ce bâtiment ancestral, entièrement construit en banco est situĂ© au quartier Malagasso.

- Les singes sacrĂ©s de Soko :   la lĂ©gende rappelle que pour Ă©chapper aux razzias des troupes de Samory TourĂ©,  les habitants de Soko auraient demandĂ© Ă  un magicien de les transformer en singes. Malheureusement, une fois le danger passĂ©, le magicien aurait disparu empĂŞchant ainsi les villageois de retrouver leur forme humaine. Et depuis lors, ils vivent avec les hommes. A leur mort, ils ont droit aux mĂŞmes funĂ©railles que des humains. Il est absolument interdit d’en tuer ou d’en manger.

- La mosquée du XVIIe siècle de Forobango

- Les tisserands de Kanguélé

- Motiamo : les potières de Boromba

- Tambi : le tunnel sacrĂ©

- Les crocodiles  et les singes sacrés de Torossangueï

- La colline blanche de Gbanhui

- L’école des féticheurs de Gbanhui et de Yézimala

- La cour royale d’Amanvi  

- Le MusĂ©e de Bondoukou : architecture coloniale du type soudanais construite par le commandant de cercle français Qatorze Jean en 1954.

  • Les poissons sacrĂ©s de SAPIA : ils sont dans une rivière qui est adorĂ©e chaque annĂ©e.  Certains notables affirment que ces poissons sacrĂ©s ont sur la tĂŞte  des cauris ou de l’or (il s’agit des silures). Il est formellement interdit d’en manger ou d’en tuer.
  • La mosquĂ©e et le doit du chef venant de la Mecque Ă  Bondo-Dioula
  • La mosquĂ©e du 17è siècle Ă  Sorobango
  • L’école des fĂ©ticheurs de Gbanhui
  • Les tisserands de KanguĂ©lĂ©
  • La cour royale des Abron de HĂ©rebo
  •  La foret et les singes sacrĂ©s de Tabagne
  • Le Q.G. du conquĂ©rant Almamy Samory TourĂ© (situĂ© entre Sanlo et SandĂ©guĂ©)
  • La caverne des Brokos
  • La rivière aux poissons sacrĂ©s avec son python « AppapĂŞ Â» Ă  Krebio-Domiambra
  • Tanda

Les sites touristiques de la ville de Tanda

- La rivière aux poissons sacrés de Bokoré
- Les sculpteurs de chaise Royale Ă  Lomo
- Les monuments funéraires de Kounfao, Tanda, Assuéfry, Transua, Kékréni
- La tombe du Prince Kouamé Adingra à Tangalomo à 5 km de Tanda
- Les maisons traditionnelles Abron de Kékréni
-  La Chapelle du Kolodji construite sur une colline

  • Bouna

Les sites touristiques de la ville de Bouna

- Le parc National de la Comoé (de 1.125.000 HA à Nassoin 115 km)
- Les Soukalas de Pouan Ă  12 Km et de Wargbo Ă  30 Km de Bouna
- Le cimétière des colons à Téhini 22 km
- Les tranchées militaires à Téhini
- Les maisons coloniales
- La mosquée de Samory Touré au quartier Imamso
- Les tombes de colons à Bromakoté à 7 Km de Bouna
- Les rapides de la Volta noire située à la frontière Côte d’Ivoire – Ghana
- Les femmes Ă  plateau visible dans tous les villages Lobi
- L’arbre fétiche à Bouna au quartier Gboronthara
- La grotte de Tingo Ă  Dropo